TJM et imprévus : ne subissez plus
TJM et imprévus : ne subissez plus

Freelance : comment les aléas de votre activité impactent votre TJM

Ce matin au coworking, Elisabeth arrive fiévreuse, transpirant, clairement pas en état de travailler.

On lui suggère de rentrer chez elle se reposer.

Sa réponse : "Impossible, je ne peux pas me le permettre financièrement."

Son tarif n'intègre tout simplement pas les jours où elle peut pas travailler et qui n'étaient pas prévisibles.

Maladie, panne de matériel, urgence administrative : ces aléas font partie de la réalité de toute activité indépendante.

Les ignorer au moment de construire son tarif fait qu'ils entameront directement le revenu net.

Notre expert-comptable a une formule qu'il répète souvent : "une bonne gestion, c'est une gestion qui intègre les aléas". 

En tarification, ce principe s'applique avec la même rigueur.

Les aléas font partie du modèle économique de tout indépendant

Les aléas d'une activité indépendante se répartissent en deux catégories distinctes, chacune avec un impact direct et mesurable sur le TJM.

La première catégorie regroupe les aléas de disponibilité.

Maladie, obligation personnelle urgente, surcharge administrative imprévue : toute situation qui réduit le nombre de jours effectivement facturables sur une période.

Rappel :

Chiffre d'affaires de prestation = jours facturés x TJM

Réduire le nombre de jours facturés sans avoir ajusté le TJM en conséquence produit mécaniquement un chiffre d'affaires inférieur à l'objectif. Le TJM est donc la clé du maintient de votre revenu.

Selon les données de l'Assurance Maladie, un actif connaît en moyenne 6 à 10 jours d'arrêt par an.

Pour un indépendant, chacun de ces jours représente une journée de facturation perdue, sans compensation en général.

La seconde catégorie regroupe les aléas de charges.

Remplacement de matériel, frais de santé non remboursés, dépense professionnelle non anticipée : ces coûts ponctuels viennent directement réduire la marge si aucune provision n'a été constituée.

Contrairement à un salarié dont les équipements sont fournis et remplacés par l'employeur, l'indépendant porte seul l'intégralité de ce risque financier.

L'impact se lit directement sur le relevé de compte à la fin du mois.

Deux provisions concrètes à intégrer dans votre TJM

Intégrer les aléas dans son TJM relève de la même logique qu'une entreprise qui provisionne ses risques dans son bilan.

La démarche est simple et les ordres de grandeur sont connus.

Pour les aléas de disponibilité, Greadn recommande de déduire 10 jours du nombre de jours facturables annuels lors du calcul du TJM objectif, pour une activité à temps complet.

Cette provision s'ajoute aux jours déjà déduits pour les congés, la formation et la gestion administrative.

Un TJM calculé sur 128 jours facturables réels produit un résultat très différent d'un TJM calculé sur 150 jours théoriques.

La différence, c'est exactement ce qu'Elisabeth aurait eu besoin de savoir avant de fixer ses tarifs.

Pour les aléas de charges, une provision de 10 % du chiffre d'affaires constitue un filet de sécurité raisonnable.

Elle permet d'absorber les dépenses imprévues sans déséquilibrer la trésorerie ni remettre en cause l'équilibre financier de l'activité.

 

Ces deux niveaux de provision sont des points de départ.

Selon le secteur, le statut et l'historique d'activité, ils peuvent être ajustés à la hausse ou à la baisse.

L'essentiel est qu'ils soient présents dans le calcul dès le départ.

L'impact d'un TJM non provisionné sur les décisions quotidiennes

Un TJM construit sans provision pour les aléas produit des effets concrets sur les décisions quotidiennes de l'indépendant, bien au-delà du seul impact financier.

Un indépendant qui sait que chaque journée non travaillée détériore directement son revenu mensuel prend des décisions différentes.

Il accepte des missions en période de fatigue.

Il reporte des soins.

Il sacrifie des congés pour compenser des jours perdus.

Chacun de ces comportements est rationnel face à un TJM mal construit, mais contre-productif sur le moyen terme.

La qualité des livrables se dégrade, la relation client s'en ressent, et la capacité à tenir dans la durée diminue.

Un TJM qui intègre les aléas donne une marge de manoeuvre réelle, à la fois financière, opérationnelle et personnelle.

Elisabeth aurait pu rentrer chez elle ce matin. Avec un tarif construit pour absorber les imprévus, elle n'aurait pas eu à arbitrer entre sa santé et ses finances.

Ce que Greadn intègre dans le calcul de votre TJM

Greadn prend en compte les aléas de disponibilité et de charges directement dans le parcours de tarification.

Vous renseignez votre situation, vos charges réelles et vos paramètres d'activité.

Les algorithmes ajustent le nombre de jours facturables et les charges annuelles pour produire un TJM qui couvre l'ensemble des dimensions de votre activité, y compris ses dimensions les moins visibles.

Vous avez également la possibilité d'ajuster les niveaux de provision selon votre propre appréciation du risque.

Greadn recalcule votre TJM en fonction de vos choix, en vous permettant de visualiser l'impact de chaque paramètre sur votre tarif final.

Le résultat est un TJM qui vous permet de travailler dans des conditions qui préservent la qualité de vos livrables et votre niveau de vie sur la durée.

Votre verger professionnel a besoin d'eau par tous les temps, pas seulement quand le soleil brille.

 

Soyez prévoyant, et sûr de votre tarif, utilisez Greadn !

 

 

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