Quand le corps dit stop
Quand le corps dit stop

Arrêt maladie en freelance : ce que votre TJM doit vraiment couvrir

Quand le corps dit stop, un salarié pose un arrêt de travail et son salaire continue, partiellement au moins.

Un indépendant, lui, pose un arrêt de travail et sa facture s'arrête.

Le loyer, les cotisations, les charges continuent d'arriver.

Rien ne compense automatiquement le manque à gagner.

La maladie pose donc à l'indépendant une question concrète et délicate : comment gérer les aléas de santé dans sa stratégie de prix sans faire fuir ses clients, tout en évitant de se mettre en danger financier ?

La réponse commence par une distinction fondamentale que beaucoup oublient dans ces moments-là.

Votre expertise n'est pas malade

En dehors de cas extrêmes affectant directement les capacités cognitives ou techniques, une maladie ne touche pas les compétences d'un indépendant.

Les années d'expérience sont acquises. L'expertise sectorielle est intacte.

La capacité à résoudre les problèmes des clients ne change pas parce que le corps traverse une période difficile.

Un client qui confie une mission achète un résultat et une compétence.

Il n'achète pas un bulletin de santé.

Si le livrable est de qualité et livré dans les délais convenus, l'état de santé du prestataire n'entre pas dans l'équation commerciale.

La maladie est un état, passager ou chronique selon les situations. Si elle n'affecte pas une compétence indispensable, elle ne justifie pas de revoir son tarif à la baisse par culpabilité.

Dévaloriser son TJM freelance dans ces circonstances enverrait au marché un signal négatif sur la qualité des livrables, sans résoudre le vrai problème posé par la maladie.

Car le vrai problème n'est pas tarifaire au sens strict. Il est volumétrique.

La maladie réduit le nombre de jours facturables sur l'année, et c'est ce paramètre-là qui doit être traité avec rigueur.

La mécanique concrète : moins de jours, mêmes charges

Voici l'arithmétique à comprendre avant toute décision. Les charges fixes annuelles d'un indépendant (loyer, cotisations sociales, mutuelle, frais professionnels) représentent un montant total que l'activité doit couvrir.

Ce montant ne diminue pas parce qu'on travaille moins de jours. Il reste constant.

Prenons un exemple concret. Un freelance qui facture habituellement 130 jours par an et se retrouve contraint d'en perdre 20 pour raisons de santé ne dispose plus que de 110 jours pour couvrir exactement les mêmes charges annuelles et dégager le même revenu net.

Si son TJM reste identique, son revenu annuel baisse mécaniquement de plus de 15 %.

La seule façon de maintenir son revenu dans ces conditions est d'augmenter ce que chaque jour facturé rapporte.

Mais vos clients ne l'accepteront évidement pas.

La maladie ne justifie donc ni une baisse ni une hausse du TJM freelance.

La prévoyance peut quant à elle atténuer cet impact financier des aléas maladie, mais elle ne le supprime pas.

Les jours de carence avant déclenchement des indemnités représentent une perte sèche.

Et le niveau d'indemnisation reste souvent insuffisant pour couvrir intégralement le manque à gagner. D'ailleurs le coût de la prévoyance comme ces indemnités en cas de maladie doivent être intégrées dans le calcul pour éviter de surestimer le revenu sur les périodes couvertes.

La bonne réaction face à un risque de maladie, est d'intégrer l'aléa de jours non facturables dans votre TJM objectif. Et l'équation mérite d'être posée avec rigueur plutôt que laissée à l'intuition.

Recalculer son TJM en tenant compte des jours non travaillés

La bonne approche consiste à intégrer les aléas de santé comme une variable dans le calcul du TJM objectif, au même titre que les congés, les jours de formation ou les périodes de prospection.

Un indépendant qui anticipe 15 à 20 jours de capacité réduite sur l'année devrait avoir déjà intégré cette réalité dans son tarif annuel, plutôt que de se retrouver à improviser une réponse dans l'urgence dans le cas où ces jours arrivent.

Le calcul fonctionne en deux étapes.

La première consiste à réduire le nombre de jours facturables théoriques pour tenir compte des jours non travaillés anticipés, qu'ils soient liés à une maladie chronique, à une fragilité récurrente ou à une simple provision pour imprévus de santé.

La seconde consiste à intégrer les éventuelles indemnités de prévoyance dans l'équation, pour calculer le complément de revenu que le TJM doit générer après déduction de ces indemnités.

Le résultat de ce calcul est un TJM objectif qui couvre réellement les besoins de l'indépendant dans sa situation spécifique.

Sans cette rigueur, deux risques apparaissent : soit l'indépendant accepte des missions en période de fatigue pour compenser un manque à gagner non anticipé, au détriment de la qualité de son travail et de sa récupération, soit il renonce à des missions faute de disponibilité sans avoir les marges financières pour le faire sereinement.

Les deux situations sont évitables avec un TJM correctement construit en amont.

Mener cet exercice seul, sans méthode ni outil adapté, est compliqué. Ce qui dissuade les indépendants de le faire.

Résultat : ils subissent la réduction de revenus sans avoir les données pour y répondre de façon structurée.

Ce que Greadn calcule pour vous

Greadn intègre les jours non travaillés dans le calcul de votre TJM, y compris les périodes d'indisponibilité liées à la santé, et prend en compte votre protection sociale et votre prévoyance le cas échéant.

Le service ne cherche pas à gonfler artificiellement votre tarif pour compenser une situation difficile.

Il détermine le TJM minimum nécessaire pour maintenir la viabilité de votre activité dans vos conditions réelles, et vous fournit les arguments pour le défendre avec confiance face à vos clients.

Vous renseignez votre situation, vos charges réelles, votre couverture prévoyance et votre nombre de jours disponibles.

Greadn produit un TJM ajusté qui tient compte de l'ensemble de ces paramètres.

Pas une estimation générique : un tarif calibré à votre situation du moment, qui vous permet de vivre de votre métier dignement même en travaillant un volume de jours inférieur à la moyenne des indépendants de votre secteur.

Votre activité doit soutenir votre vie.

Quand le corps dit stop, votre tarif ne devrait pas avoir à en payer le prix.

Définir le tarif qui protège votre avenir avec Greadn

 

 

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